Certificat d’urbanisme
Publié le – Mis à jour le
Que risque-t-on pour usage de drogues ?
L’usage de stupéfiants est un délit pénal traité différemment selon les circonstances : type de drogues, quantité, casier judiciaire de l’auteur des faits, etc.
Si vous êtes contrôlé en train de consommer des stupéfiants ou en possession de petites quantités, vous pouvez être puni d’une amende forfaitaire. Cette sanction est prononcée sans procès. La décision est prise par un policier, un gendarme ou un agent public habilité qui constate cette infraction (par exemple, agent des douanes).
En revanche, si lors du contrôle, vous détenez une quantité importante de drogue ou un type de drogue classé comme drogue dure (héroïne, crack…) ou si vous avez un casier judiciaire, vous pouvez être poursuivi devant le tribunal correctionnel. Vous risquez notamment une peine d’amende et de l’emprisonnement.
Affaire pénale
Cette sanction consiste à verser une somme d’argent au Trésor Public.
Cette procédure d’amende forfaitaire est possible si l’infraction est constatée par procès-verbal électronique ( PVe ).
Le montant de l’amende forfaitaire est de 500 € .
Le montant de l’amende forfaitaire minorée est de 400 € si elle est payée dans les 15 jours.
Le montant de l’amende forfaitaire est majoré à 1 000 € si elle n’est pas payée dans les 45 jours.
Le procureur de la République émet un titre exécutoire sur la base duquel le Trésor Public va recouvrer l’amende forfaitaire.
En cas de difficulté pour payer l’amende majorée de 1 000 € , si vous reconnaissez les faits, vous pouvez demander des délais ou une remise gracieuse. Vous devez adresser une demande motivée au Trésor Public à l’adresse mentionnée sur votre avis d’infraction ou titre exécutoire.
Si le Trésor Public accepte votre demande, vous pouvez obtenir des délais de paiement ou une remise totale ou partielle (à hauteur de 20 % maximum).
Vous pouvez contester l’amende forfaitaire.
La contestation doit être faite dans les 45 jours qui suivent la constatation de l’infraction ou de l’envoi de l’avis d’infraction.
En l’absence de paiement et de contestation, vous êtes convoqué devant le tribunal correctionnel pour être jugé.
Vous pouvez être relaxé ou condamné par le tribunal.
En cas de condamnation, l’amende initiale est majorée de 10 % .
Le paiement de l’amende forfaitaire vaut reconnaissance des faits. Il n’est plus possible de contester l’avis d’infraction.
Il met fin à toute poursuite judiciaire.
Une mention du paiement est inscrite au casier judiciaire. Cette mention peut être prise en compte en cas de récidive.
L’usage de stupéfiants est un délit puni d’une peine maximale de 1 an d’emprisonnement et de 3 750 € d’amende.
Lors de sa décision, le juge tient compte de la substance saisie (cannabis, héroïne ou autres drogues) et du contexte de l’infraction. Votre situation personnelle, financière et professionnelle est également prise en considération.
Le fait de commettre cette infraction dans l’exercice de votre fonction (dépositaire de l’autorité publique, chargé d’une mission de service public ou personnel d’une entreprise de transport…) est une circonstance aggravante. Vous risquez alors 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.
Des peines complémentaires peuvent être prononcées, par exemple :
Suspension du permis de conduire
Cure de désintoxication
Confiscation des substances ou plantes saisies
Confiscation des installations, matériels…
Stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants (aux frais de la personne condamnée)
Travail d’intérêt général (entre 20 et 400 heures)
Jours-amende
Interdiction d’exercer une profession ayant un rapport avec le transport de marchandises ou de personnes
Interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur (avec ou sans permis exigé).
Le procureur de la République peut également choisir la mise en oeuvre des mesures alternatives aux poursuites.
Il peut ordonner une mesure d’injonction thérapeutique (soins ou surveillance médicale) ou mettre en place une composition pénale. Une peine complémentaire peut vous obliger à suivre, à vos frais, un stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants, même si vous êtes mineur.
L’avocat n’est pas obligatoire pour cette procédure.
Si vous souhaitez être assisté par un avocat mais que vos ressources ne vous permettent pas de le rémunérer, vous pouvez demander à bénéficier de l’aide juridictionnelle.
- Drogues.gouv.fr
Source : Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) - Drogues info service
Source : Santé publique France
- Code de procédure pénale : articles 495-17 à 495-25
Procédure de l’amende forfaitaire - Code de la santé publique : article L3421-1
Peines pour usage de drogues - Arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants
Liste des drogues - Code de procédure pénale : article 768
Inscription au casier judiciaire (article 768 11°) - Code des douanes : article L513-1
Amende douanière